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Cosmethics 2.0

Le projet Cosmethics 2.0 a progressivement évolué, élargissant ses axes de recherche pour mieux appréhender les transformations du secteur des cosmétiques. D’une approche initiale centrée sur les questions de beauté, santé, jeunesse et vieillissement, le projet s’est orienté vers une réflexion globale sur le vieillissement à tout âge et l’anticipation des futures évolutions du secteur. Cette nouvelle phase s'articule autour de plusieurs thématiques clés :

  • L’anticipation des tendances et du marché : comment les industriels naviguent entre adaptation aux évolutions sociétales et construction active de ces transformations.

  • La sécurité : un enjeu central dans l’élaboration et la régulation des produits cosmétiques.

  • La peau et son environnement : croisement entre biologie, chimie et sciences humaines.

  • La beauté connectée : impact des outils numériques, des réseaux sociaux et des applications d’analyse cosmétique.

  • La valorisation des déchets et l’upcycling : une approche durable pour le secteur.

  • Le thermalisme : étude des bienfaits des soins thermaux et leur interaction avec l’industrie cosmétique.

  • les "invisibles" du secteur : les acteurs, actrices et producteurs du secteur (esthéticiennes, façonnier, fabricants d'ingrédients), souvent occultés par les figures dominantes de l’industrie.

Évolution des axes de recherche
Cosmethics Cosmethics 2.0
Jeunesse/veillesse Vieillissement à tout âge
Pigmentation de la peau Organoïdes / Mélanogénèse
Bénéfices/risques Usage/Sécurité ; Pollution/environnement
Territoire de la beauté Acteurs du secteur ; Thermalisme ; "Territoire numérique"
Données Conservation et partage ; Beauté connectée
Innovation Nouvelles tendances ; Anticipation

 

Dans cette dynamique, Cosmethics 2.0 a structuré une recherche interdisciplinaire à l’interface de la chimie, biologie, histoire, sciences humaines et sociales, design et innovation. Les travaux réalisés ont généré des résultats reconnus tant dans le monde académique qu’industriel, avec une large diffusion des résultats sous forme de publications et de présentations lors de séminaires nationaux et internationaux. Cette approche souple a permis à de jeunes chercheurs de porter de nombreuses contributions.

Les avancées majeures incluent le développement d’un modèle d’organoïdes de peau pigmentés et la création d’une plateforme originale pour tester l’efficacité des molécules dépigmentantes. Des missions de terrain ont permis la collecte de données et de travaux en archives en SHS, notamment sur l’histoire d'une entreprise de dermocosmétique.

Le projet a également été un acteur clé de l’édition numérique interdisciplinaire avec la collection Virus en open access, en partenariat avec les Presses universitaires de Grenoble. Une réflexion a été ouverte sur les défis de la science ouverte et la reconnaissance des publications interdisciplinaires pour les carrières académiques.

De nouvelles perspectives se dessinent avec l’obtention d’une chaire CPJ en sciences olfactives, des collaborations renforcées avec l’industrie (Biotherm, Clarins, Naos) et l’organisation d’une exposition sur les plantes alpines au Musée Dauphinois. À l’international, l’IRN co-porté par C. Belle marque une nouvelle dynamique avec des partenaires à Singapour et au Canada. Enfin, les liens avec des associations professionnelles comme la Cosmetic Valley se sont renforcés, avec la participation de membres de Cosmethics aux comités d’expertise scientifique.

Cosmethics 2.0 continue de se distinguer par sa capacité à articuler des expertises variées autour de problématiques communes, contribuant ainsi à un panorama complet des enjeux liés aux cosmétiques, à la peau, à la santé et au bien-être.

Publié le 26 mars 2025

Mis à jour le 14 mai 2025